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Budget 2019 : pas d'augmentation des impôts ni de recours à l'emprunt      

Premier adjoint au maire en charge des finances et du personnel communal, Anselme Malmassari estime qu’après plusieurs années difficiles liées à la baisse drastique des dotations de l’État, les efforts engagés par la majorité municipale portent leurs fruits et laissent entrevoir des marges financières pour l’avenir.

 

 

 

 


Reflets : Le dernier budget communal avant les élections municipales de mars 2020 a été adopté le 28 mars dernier. En tant qu’adjoint au maire chargé des finances, que retenez-vous de ce mandat sur le plan budgétaire ?

 

Anselme Malmassari : Le mandat a été incontestablement marqué par la baisse, voire la quasi disparition, de la Dotation Globale de Fonctionnement, la DGF, qui nous est versée par l’État. En 2014, nous percevions plus d’1 million d’euros. En 2019, nous recevrons 36 000 euros et plus rien du tout en 2020 ! C’est une perte cumulée de quelque 4,4 millions d’euros pour la Ville de Vaux-le-Pénil en 6 ans. À l’échelle d’une commune de 11 000 habitants, c’est énorme. Et il n’est pas à exclure qu’à partir de l’année prochaine, nous parlions de DGF négative, c’est-à-dire que l’État pourrait ponctionner nos recettes fiscales... Au-delà de la DGF, et à un degré moindre, nous avons également dû verser quelque 500 000 euros au Fonds de péréquation intercommunal (FPIC).

 

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Reflets : Quelles ont été les conséquences de cette importante réduction des recettes communales ?

 

Anselme Malmassari : Elles ont été multiples. Dès que nous avons pris conscience de l’ampleur de l’effort qui allait nous être imposé, nous avons adopté avec l’ancien maire Pierre Herrero et la majorité municipale un certain nombre de mesures. Les services municipaux ont ainsi été mis à contribution en réduisant les frais de fonctionnement de la Ville de 8% tout en maintenant, je tiens à le souligner, la qualité du service public à laquelle nos concitoyens sont attachés. Nous avons également engagé le désendettement de la Ville - de 14 millions en 2012 à 9,1 millions à la fin de cette année - afin de réduire d’environ 20% le coût de nos frais financiers, soient 324 000 €. Dans la mesure du possible, nous n’avons pas remplacé les agents partant à la retraite en privilégiant des réorganisations dans les services concernés et des mutations internes. Grâce à ces dispositions et à la mise en place, avant bien d’autres communes, du temps de travail annuel de 1 607 heures, nous avons stabilisé la masse salariale, aujourd’hui identique à celle de 2014, et généré l’équivalent de 10 postes. Malgré cela, et au regard de la baisse drastique de nos recettes, nous avons dû augmenter les impôts locaux en 2014 et 2018, dont les taux, rappelons-le, restent parmi les plus bas du département pour les villes de plus de 5 000 habitants.

 

Reflets : Cette situation a-t-elle impacté les investissements municipaux ?

 

Anselme Malmassari : Bien sûr. On ne peut pas perdre près de 5 millions d’euros en quelques années et investir autant que nous l’aurions voulu. Néanmoins, nous avons su réaliser, en menant une politique volontariste de recherche de subventions, plusieurs chantiers d’importance, parmi lesquels la rénovation du préau de l’école Beuve et Gantier et la création d’un nouvel accueil périscolaire, la réfection des vestiaires du stade de la Mare des Champs, la reprise complète de rues comme celles des Trois Rodes, de la Flotte ou encore du Clos Saint Martin, la réhabilitation du sol du gymnase Ladoumègue et de l’éclairage du gymnase Geissler pour ne citer qu’eux. Nous poursuivons également la rénovation de notre éclairage public, programmée sur 12 ans.

 

Reflets : Quelle est votre vision sur les finances communales aujourd’hui et à moyen terme ?

 

Anselme Malmassari : Grâce à nos efforts, qui devront bien entendu perdurer, nous percevons un mieux budgétaire qui nous a permis d’établir un budget 2019 sans augmentation des impôts communaux ni recours à l’emprunt pour financer nos investissements. La gestion rigoureuse mise en œuvre ces dernières années se traduit aujourd’hui par une diminution notable de nos frais financiers et de fonctionnement, et par une capacité d’épargne retrouvée, signe que nous pourrons investir dans l’avenir en réduisant le montant de nos emprunts. Par ailleurs, le niveau de notre endettement, plus bas que celui de villes comparables à la nôtre, et la perspective d’emprunts qui arrivent prochainement à échéance augurent de marges financières intéressantes pour les années à venir.

 

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Henri de Meyrignac : « Un contrat régional pour planifier et financer nos investissements, aujourd’hui et demain »

 

Afin d'accompagner financièrement les collectivités franciliennes dans leurs projets pluriannuels d’investissements, le Conseil régional d’Île-de-France a mis en place le Contrat d’Aménagement Régional (CAR). Un dispositif dans lequel s’est inscrite la Ville de Vaux-le-Pénil.

 

« Nous avons ainsi programmé jusqu'en 2022 plusieurs projets, avec ce double intérêt d’en planifier le financement et de bénéficier d’un subventionnement de la Région » explique Henri de Meyrignac, maire de Vaux-le-Pénil. « En 2019, nous réaliserons dans le cadre de ce CAR la requalification de la place Duvauchelle, face à la poste, et de la place de la mairie afin de contribuer à la redynamisation de notre centre-ville. En 2020, ce sera au tour du parking de la Ferme des Jeux d’être entièrement rénové. Enfin, sur les exercices 2021 et 2022, nous engagerons la requalification de la rue du Moustier depuis la place du 14 Juillet jusqu’à la rue du Général de Gaulle, la réfection des trottoirs de cette dernière rue et la réalisation d’une plate-forme surélevée afin d’assurer la sécurité des très nombreux piétons, collégiens et lycéens notamment, qui circulent et prennent le bus aux abords du Moustier » précise le premier magistrat. Le coût global de ce programme pluriannuel s’élève à 1,3 million d’euros. La participation maximum de la Région est pour sa part fixée à 521 000 €, soit plus du tiers du montant engagé par la commune.

 

Le Plan Ecoles se poursuit en 2019

 

D'autres investissements seront par ailleurs réalisés dans le courant de l’année 2019. Une nouvelle aire de jeux pour enfants sera créée au parc François Mitterrand, parc qui bénéficiera également de la création de nouvelles allées piétonnières. Un espace dédié au street work out (activités mêlant gymnastique et musculation) sera installé à la Buissonnière afin de permettre au plus grand nombre de s’adonner aux bienfaits de l’exercice physique. Toujours dans le secteur de la Buissonnière, un passage surélevé sera aménagé au droit du Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) pour ralentir la vitesse des automobilistes et renforcer la sécurité des résidents amenés à traverser la route. Initié en 2014, le Plan Écoles se poursuivra cette année avec la réhabilitation des cours des écoles maternelles Romain Rolland et Jean-Robert Rouchon, et la réfection des toilettes du restaurant scolaire François Mitterrand. « Nous faisons ainsi la démonstration qu’une gestion saine et les mesures appropriées prises pour faire face à la baisse des dotations de l’État nous permettent de continuer à investir pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens » conclut Henri de Meyrignac.

 

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